Interdire toute relation « affective » entre collègues de travail,
dans les entreprises, les administrations et autres institutions très
sensibles est le seul moyen de diminuer de manière drastique tous les
problèmes qui en résultent, tels les harcèlements et agressions
démentiels qui sont organisés en France par des pervers ou mafieux
notoires comme la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et ses
divers complices à l’encontre de femmes qui comme moi ont pour seuls
torts d’être trop compétentes et/ou parfaitement intègres (ce qui bien
souvent revient au même), en passant par toutes les « coucheries » ou
« promotions canapé » des femmes qui leur sont acquises (par exemple
celles de la juge d’instruction Muriel Corre qui de ce fait n’a jamais
été indépendante…), lesquelles favorisent, voire suscitent à l’évidence
et de multiples manières, soit par actions directes, comme la totalité
des femmes participant aux harcèlements dont je suis personnellement
victime depuis des lustres, soit par l’exemple qu’elles donnent à tous,
les comportements inadmissibles de nombreux messieurs à l’égard des
femmes dans le cadre professionnel comme partout ailleurs.
Pour ce qui me concerne, j’en rappelle les assertions de base : les
femmes n’ont pas l’intelligence pour être ingénieurs; quand elles le
sont néanmoins, nécessairement elles ont « couché » avec tous leurs
profs, employeurs et supérieurs hiérarchiques pour obtenir bonnes notes,
bons dossiers de candidature, diplômes, emplois ou postes d’ingénieurs,
puis bonnes réputations professionnelles ou avis très favorables quant à
leurs compétences professionnelles effectives; ce sont aussi des
débiles mentales, car dans de telles conditions, elles s’imaginent
vraiment qu’elles sont compétentes, alors que tout le monde sait que les
femmes n’ont pas l’intelligence pour être ingénieurs et qu’elles ne
doivent tous leurs excellents résultats apparents qu’aux hommes avec qui
elles « couchent » afin de les obtenir; enfin, quand elles refusent de
se prostituer pour de bon, alors qu’on leur propose de gagner de la
sorte bien plus d’argent qu’avec leurs bêtes emplois d’ingénieurs (faux
de surcroît), sans plus se fatiguer à travailler (ou faire semblant de
travailler), et en y prenant par-dessus le marché beaucoup de plaisir,
alors cela prouve bien qu’elles sont folles à lier…
Il n’existe donc réellement de femmes ingénieurs absolument nulle part, ces « sales putes qui volent la place des hommes dans le travail »
sont toutes débiles mentales et folles à lier et méritent bien comme le
dit très régulièrement le Dieu vénéré de tous les magistrats brestois
depuis 2010, à savoir le malade mental extrêmement dangereux Pascal
Edouard Cyprien Luraghi, de subir « les pires outrages ».
SCANDALE AU MCDO – Le géant américain du fast-food a contraint son
directeur général Steve Easterbrook à quitter l’entreprise en raison
d’une liaison avec un membre du personnel. McDonald’s n’a rien divulgué
sur le salarié en question, pas même s’il s’agissait d’un homme ou d’une
femme.
04 nov. 07:49 – La rédaction de LCI
Le clown Ronald McDonald voit rouge. La célèbre enseigne américaine a
évincé son directeur général Steve Easterbrook considérant qu’il avait
commis une « erreur de jugement » en engageant une liaison avec un
membre du personnel. Une relation certes « consentie » mais le conseil
d’administration reproche à l’homme de 52 ans d’avoir « violé les règles
de la société » et d’avoir « manqué de discernement ». Le groupe
précise dans un communiqué que ce départ n’a « pas de rapport avec la
performance opérationnelle ou financière » de McDonald’s.
Dans une lettre adressée aux salariés, Steve Easterbrook a reconnu
lui-même avoir commis « une erreur ». « Etant donné les valeurs de
l’entreprise, j’estime comme le conseil d’administration qu’il est temps
pour moi de passer à autre chose », y écrit-il. A noter que McDonald’s
n’a rien divulgué sur l’identité du salarié en question, pas même s’il
s’agissait d’un homme ou d’une femme.
Steve Easterbrook est ainsi remplacé, avec effet immédiat, par Chris Kempczinski,
qui gérait jusqu’à présent les activités de McDonald’s aux Etats-Unis.
Il était arrivé en 2015 au poste de directeur général de l’entreprise,
afin de moderniser les restaurants et d’adapter l’offre de McDonald’s
aux nouvelles habitudes des consommateurs. Sous sa houlette, l’action de
McDonald’s avait doublé à Wall Street et le bénéfice net de
l’entreprise avait augmenté chaque année mais il n’avait toutefois pas
réussi à enrayer la diminution progressif des ventes de l’entreprise, à
l’instar de toutes les autres grandes chaînes de restauration rapide,
confrontées aux changements d’habitude des consommateurs, à la recherche
d’une alimentation plus saine – les burgers végétariens, la dernière
mode du secteur.
Ce n’est pas la première fois que des PDG quittent leur entreprise
pour cause de « liaisons » sur le lieu de travail. En 2018, ce sont les
patrons du fabricant de micro-processeurs Intel, Brian Krzanich, et du
fabricant de vêtements de yoga branchés Lululemon, Laurent Potdevin, qui
avaient quitté leur entreprise respective pour des liaisons avec des
salariées. En 2016, Darren Huston, le PDG du site du commerce en ligne
Priceline, avait dû démissionner pour des raisons similaires. Idem en
2012 pour Brian Dunn, le PDG du groupe de grande distribution BestBuy.
Amour au travail : quels sont les risques en France ?
FOCUS – Le patron d’Intel a dû démissionner après une relation
consentie avec un ou une de ses employés. En France, près d’un tiers des
couples se forment au bureau. Mais ces idylles sont souvent synonymes
de complications.
Publié le 14 février 2017 à 06:00, mis à jour le 25 juin 2018 à 11:13
La discrétion est de mise pour les couples qui travaillent
ensemble. Jeanette DietlLudwigstr. 38930/Jeanette Dietl –
stock.adobe.com
Coquillages et crustacés moins romantiques qu’imprimantes et
agrafeuses? Difficile à imaginer. Et pourtant les passions amoureuses
commencent plus souvent au bureau que sur des plages abandonnées.
Plusieurs études affirment que près d’un couple sur trois se forme au
travail.
Et pas de raison légale de s’en priver, l’une des lois Auroux
(1982) établit que «la vie de couple ne relève pas de l’entreprise». À
condition toutefois de respecter quelques règles élémentaires de savoir
vivre. Voire de droit: avoir des relations sexuelles sur son lieu de
travail, même pour un couple marié, peut donner lieu à des sanctions.
«Par définition le lieu de travail est fait pour travailler. Si on y
fait autre chose il peut y avoir des sanctions disciplinaires», explique
Maître Eric Rocheblave, avocat spécialiste en droit du travail.
Dès lors, quel est le secret d’une relation amoureuse dans l’open
space? La discrétion! Selon une enquête OpinionWay pour «J’aime ma
boîte, Le Parisien Économie, RTL», parmi les 44% des interrogés qui se
disent favorables à une love story avec un collègue,
18 % feraient «le maximum pour que cela reste secret.» Si elle est
connue de tous, la relation amoureuse entre deux membres d’une même
équipe peut semer le désordre. Les rapports aux autres risquent de
changer et dans le cas d’une différence hiérarchique entre les deux
partenaires, les suspicions de promotion canapé peuvent avoir de
fâcheuses répercussions sur l’ambiance de travail. «Le risque est
également de devenir l’œil de Moscou’ et d’être marginalisé par ses
collègues», explique Jean-Noël Chaintreuil, spécialiste des ressources
humaines. Là encore «si la relation porte atteinte à l’entreprise,
l’employeur peut prendre des mesures», prévient Maître Eric Rocheblave.
La place de la hiérarchie
En dehors des deux tourtereaux, les premiers impliqués sont les
managers et les ressources humaines. Comment réguler la vie
professionnelle sans interférer dans la vie privée? Un dilemme. Dans Le Parisien,
Loïck Roche, docteur en psychologie, conseille de n’intervenir que dans
trois cas: «s’il y a atteinte aux bonnes mœurs, si ça peut nuire à la
qualité du travail ou si des ragots remontent».
Certaines entreprises anglo-saxonnes, plus à cheval sur l’étiquette
que leurs homologues françaises, ont rédigé des clauses de «bonne
conduite» dans les contrats de travail. Dès le contrat signé, le salarié
s’engage «à ne pas avoir de relation affective, c’est-à-dire physique,
écrite ou orale», précise à nouveau Loïck Roche dans le Parisien. Maître
Rocheblave assure que ce type de clause ne serait pas recevable en
droit français. Cependant, «il existe des règles implicites dans
certaines entreprises, les grands groupes sont souvent très opposés aux
amours de bureau», dévoile Jean-Noël Chaintreuil. Pour lui le salarié se
met dans une situation peu confortable: «À partir du moment où il y a
une brèche de confiance la vie du collaborateur devient compliqué».
Psychologies rappelle qu’«au travail, 90% des relations sont éphémères, des passades pour la plupart, ou des aventures sans lendemain».
États-Unis. Une élue démocrate poussée à la démission suite à la publication de photos intimes
L’élue démocrate Katie Hill se dit victime d’une « campagne de
calomnies » orchestrée par son mari. Cette parlementaire américaine a
été contrainte à la démission suite à la diffusion de clichés d’elle
dénudée.
L’élue démocrate Katie Hill s’est exprimée dans une vidéo publiée sur Facebook | REUTERS
Ouest-France avec AFP Publié le 29/10/2019 à 00h38
Katie Hill a promis de se battre pour que son exemple ne décourage
pas d’autres jeunes femmes d’entrer en politique. Cette parlementaire américaine a été contrainte à la démission après des révélations sur sa vie sexuelle et la publication de photos intimes.
Dans une vidéo mise en ligne sur sa page Facebook, l’élue démocrate Katie Hill se dit victime d’une « campagne de calomnies » orchestrée par son mari dans le cadre d’une procédure de divorce acrimonieuse, en lien avec « des médias de droite » et ses « opposants républicains ».
Mme Hill a saisi la police du Capitole pour qu’elle enquête sur la
diffusion de clichés d’elle dénudée, les lois en vigueur à Washington
interdisant de publier des photos érotiques sans l’accord de
l’intéressé. « Je ne veux pas que mon expérience soit utilisée pour effrayer des jeunes femmes désireuses d’être candidates à des élections », explique-t-elle.
Âgée de 32 ans, bisexuelle assumée, Mme Hill a été élue en novembre
2018 dans une circonscription de Californie jusque-là aux mains des
républicains et était perçue comme l’une des figures marquantes de la
jeune garde démocrate.
« Erreurs de jugement »
Il y a une dizaine de jours, des médias conservateurs ont publié des
articles lui imputant une relation, entre 2017 et 2018, avec une jeune
femme membre de son équipe de campagne dans le cadre d’un ménage à trois
avec son mari, et ont publié des photos d’elle nue qui circulent depuis
sur internet.
Les mêmes médias lui ont également attribué une liaison avec un assistant parlementaire depuis son arrivée à Washington.
La commission d’éthique de la Chambre des représentants avait annoncé
mercredi enquêter sur ce point, de nouvelles règles adoptées dans le
sillage du mouvement #MeToo interdisant aux élus d’avoir des aventures
avec des subordonnés. Mme Hill a admis la première liaison, mais n’a pas
reconnu la seconde.
Dimanche soir, elle a toutefois annoncé son intention de démissionner. « Je ne veux pas servir de diversion dans la crise constitutionnelle actuelle »,
explique-t-elle dans sa vidéo, en référence à l’enquête en vue d’une
destitution de Donald Trump ouverte par les parlementaires démocrates.
Sa décision a suscité des commentaires contrastés.
La chef des démocrates au Congrès Nancy Pelosi a estimé que les « erreurs de jugement » de Mme Hill rendaient « impossible la poursuite de son activité » à la Chambre. « Nous devons assurer un climat d’intégrité et de dignité au Congrès », a-t-elle ajouté.
Mais une éditorialiste du Los Angeles Times, Robin Abcarian, a jugé qu’elle n’aurait pas dû jeter l’éponge. « Les hommes politiques font des choses bien pires et restent à bord », a-t-elle écrit.
Quatre parlementaires ont bien démissionné au cours des deux
dernières années mais ils étaient accusés d’attouchements ou de
harcèlement sexuel, a souligné Mme Abcarian en ajoutant que Mme Hill
était, elle, a priori engagée dans des relations « consensuelles ».
« Katie ne fait pas l’objet d’une enquête et n’est pas
dénigrée parce qu’elle a fait du mal à quelqu’un, mais juste parce
qu’elle est différente », avait tweeté dès jeudi l’élu républicain Matt Gaetz.
Victime de revenge porn, l’élue Katie Hill contrainte de démissionner
Katie Hill a démissionné à cause d’une relation sexuelle avec une
subordonnée, alors que des hommes accusés de faits bien plus
problématiques restent en poste.
Katie Hill, 32 ans, a été élue en novembre 2018 dans une circonscription de Californie, avant d’être victime de revenge porn.
SEXISME – Katie Hill a-t-elle eu raison de démissionner? En plein cœur d’une affaire de revenge porn -la publication de photos intimes la concernant- et de révélations sur sa vie sexuelle, cette élue américaine s’est sentie contrainte de mettre un terme à sa fonction parlementaire dimanche 27 octobre.
“C’est le cœur brisé que j’annonce aujourd’hui ma démission du
Congrès. C’est la chose la plus difficile que j’aie jamais eu à faire,
mais je crois que c’est la meilleure chose pour mes électeurs, pour ma
communauté et pour notre pays”, a-t-elle écrit sur Twitter.
“Campagne de calomnies”
Quelques jours plus tôt, mercredi 23 octobre, la commission d’éthique
de la Chambre des représentants annonçait une enquête suite à la
diffusion d’une information selon laquelle cette élue de 32 ans
“pourrait avoir eu une relation sexuelle avec une personne de son équipe
parlementaire”.
En plein divorce avec son mari, Katie Hill, ouvertement bisexuelle,
avait alors reconnu les faits, affirmant toutefois que la relation en
question, avec une jeune femme membre de son équipe de campagne, avait
pris fin avant sa prise de fonction au Congrès.
En plus de ces révélations, la démocrate, élue, s’est aussi retrouvée
victime d’une “campagne de calomnies” qui serait orchestrée par son
mari. Depuis, des photos d’elle, nue, circulent sur internet.
Depuis l’affaire Weinstein et le mouvement #MeToo qui en a découlé, de nouvelles réglementations ont été instaurées aux États-Unis. L’interdiction, pour les élus, d’avoir des relations sexuelles avec leurs subordonnés,
en fait partie. Que la Chambre des représentants lance une enquête à ce
sujet est donc normal. Pour autant, cette affaire aurait-elle dû la
conduire à démissionner?
Depuis sa décision, Katie Hill reçoit de nombreux soutiens et sa
démission interroge quant au sexisme latent en politique et au double
standard régnant entre les hommes et les femmes.
Sexisme et double standard
Ce qui interroge voire indigne dans cette affaire -outre le revenge
porn en lui-même-, c’est qu’une femme ait dû démissionner de ses
fonctions pour une relation consentie quand d’autres élus masculins,
parfois accusés d’agressions ou d’attouchements, restent au pouvoir.
L’éditorialiste du Los Angeles Times,
Robin Abcarian, a par exemple écrit que “les hommes politiques font des
choses bien pires et restent à bord”. “Aurait-elle dû nous attendre à
mieux? Oui (…) Mais elle n’a rien fait -en tout cas, avec ce que nous
savons à l’heure actuelle- qui aurait dû la pousser à démissionner”,
écrit-elle.
L’éditorialiste rappelle non sans ironie que le premier élu à se
plier aux nouvelles réglementations post-Weinstein est une femme, qui
plus est bisexuelle. Avant elle, au moins quatre membres du Congrès ont
démissionné, pour des faits relevants d’agressions ou de harcèlement
sexuels. “J’ose dire qu’il y a une différence entre ceux-ci et le
comportement consensuel dont Hill est accusée”, poursuit-elle. “Hill est
également punie, ou se punit, pour un geste incroyablement stupide:
poser nue, seule, avec une femme qui semble être son amante, alors
qu’elle se présentait au Congrès”, estime-t-elle.
Brandon Tensley, journaliste pour CNN, rejoint cet avis,
rappelant que “le pardon, quand il s’agit de désordre politique, est un
privilège qui n’est pas réparti de manière égale. Plus précisément, les
femmes et les démocrates en sont exclus de manière disproportionnée”,
estime-t-il, avant de faire référence à plusieurs cas semblables à celui
de Hill mais de la part d’hommes. Et de nommer Donald Trump, accusé à plusieurs reprises d’agressions et de harcèlement sexuels, ce qui ne l’empêche pas d’être actuellement président des États-Unis.
“Donald Trump a harcelé ou agressé sexuellement des dizaines de
femmes. Katie Hill avait, à notre connaissance, des relations
consensuelles et un ex avec une affection pour le revenge porn. Ne
laissez personne vous dire que les hommes et les femmes sont soumis aux
mêmes normes”, a tweeté lundi 28 octobre Jenna Lowenstein, directrice de
campagne du sénateur Cory Booker.
“Trump est accusé de viol et devient plus populaire. Hill est accusée
d’une relation consensuelle déplacée avec une adulte et quitte le
gouvernement dès que possible”, écrit de son côté un éditorialiste de Newsweek.
“Ce n’est pas fini”
Pour démontrer l’absurdité de la situation et ce double standard
criant, l’autrice féministe et avocate américaine Jill Filipovic a
proposé lundi de faire une “liste de tous les législateurs ayant eu des
relations avec des subordonnés, harcelé sexuellement des gens ou qui ont
commis d’autres actes d’inconduite sexuelle, mais sont toujours en
poste”, avant de détailler tous ces noms et faits dans un thread sur
Twitter.
De son côté, Katie Hill s’est dit “blessée” et “en colère”, lundi,
dans une vidéo diffusée sur Facebook. “Le chemin que j’imaginais si
clairement pour moi n’existe plus. Je n’ai jamais prétendu être
parfaite. Mais je n’ai jamais pensé que mes imperfections seraient
utilisées comme des armes pour me détruire ainsi que la communauté que
j’aime depuis toujours”, a-t-elle regretté.
Le jour même, elle a tout de même laissé entendre qu’elle allait
contre-attaquer et tenu à ne pas décourager les jeunes femmes souhaitant
faire carrière en politique: ”à toutes les filles et les femmes – à
tous ceux qui croient en ce combat – ce n’est pas fini”.
Habituellement, je ne publie pas les « spams » que je reçois de ce malade mental.
Cependant, vu l’ampleur de son pétage de plombs actuel, je le fais.
Sa très gentille moitié Annie Belléculée Luraghi devrait ainsi
comprendre qu’il est grand temps pour elle de faire appel au psychiatre,
non pas celui de Brest auquel elle a envoyé une lettre recommandée avec
accusé de réception parfaitement délirante au mois de février 2015
(voir AR ci-dessous), mais celui qui dans le Lot est habilité à prendre
en charge son cher et tendre Pascal Edouard Cyprien Luraghi.
Ce psychiatre étant semble-t-il très bon (voir article ci-dessous),
elle devrait vraiment s’en remettre à lui pour calmer son mari.
Car voici ce que j’ai reçu sur Satanistique depuis le 12 octobre
dernier, montrant une perte de contrôle totale en date du 29 octobre
2019, suivie depuis le 30 de nouvelles attaques de mon système
informatique :
Bonjour, je n’ai jamais cru aux sorts ou à la magie de toute ma vie
avant de rencontrer ce grand lanceur de sorts appelé Dr. Amiso, je suis
Lucas David. C’était pour moi une grande surprise que je sois guéri du
cancer et du virus de l’herpès par un virus puissant. Dr. Amiso, c’était
comme un rêve pour moi, j’enseignais qu’ils ne guérissaient pas
l’herpès, car pendant environ six ans, j’ai dépensé tant d’argent à
l’hôpital, mais il n’ya eu aucune amélioration, et ma famille m'a laissé
tout seul. J'étais confus. Dans la vie jusqu’à ce qu’un de mes amis me
présente à ce grand homme aux herbes appelé Dr.Amiso, je le contactais
si leur aide pouvait être utile et il me promettait de m'aider, il
préparait sa phytothérapie pour moi et je suivais ses instructions 7
Certains jours, j’ai été à l’hôpital pour un test, en tant que client,
ce qui m’a guéri c’était une plus grande surprise pour moi, j’ai donc
décidé de partager ce témoignage classique avec le monde entier. Un très
grand merci au Dr. sur Le procès de la « démembreuse » de Toulouse se poursuit
Bonjour, je n’ai jamais cru aux sorts ou à la magie de toute ma vie
avant de rencontrer ce grand lanceur de sorts appelé Dr. Amiso, je suis
Lucas David. C’était pour moi une grande surprise que je sois guéri du
cancer et du virus de l’herpès par un virus puissant. Dr. Amiso, c’était
comme un rêve pour moi, j’enseignais qu’ils ne guérissaient pas
l’herpès, car pendant environ six ans, j’ai dépensé tant d’argent à
l’hôpital, mais il n’ya eu aucune amélioration, et ma famille m'a laissé
tout seul. J'étais confus. Dans la vie jusqu’à ce qu’un de mes amis me
présente à ce grand homme aux herbes appelé Dr.Amiso, je le contactais
si leur aide pouvait être utile et il me promettait de m'aider, il
préparait sa phytothérapie pour moi et je suivais ses instructions 7
Certains jours, j’ai été à l’hôpital pour un test, en tant que client,
ce qui m’a guéri c’était une plus grande surprise pour moi, j’ai donc
décidé de partager ce témoignage classique avec le monde entier. Un très
grand merci au Dr. sur Direct : « A ce moment là, il faut salir, je suis coupable », suivez l’audition de Sophie Masala…
Bonjour, je n’ai jamais cru aux sorts ou à la magie de toute ma vie
avant de rencontrer ce grand lanceur de sorts appelé Dr. Amiso, je suis
Lucas David. C’était pour moi une grande surprise que je sois guéri du
cancer et du virus de l’herpès par un virus puissant. Dr. Amiso, c’était
comme un rêve pour moi, j’enseignais qu’ils ne guérissaient pas
l’herpès, car pendant environ six ans, j’ai dépensé tant d’argent à
l’hôpital, mais il n’ya eu aucune amélioration, et ma famille m'a laissé
tout seul. J'étais confus. Dans la vie jusqu’à ce qu’un de mes amis me
présente à ce grand homme aux herbes appelé Dr.Amiso, je le contactais
si leur aide pouvait être utile et il me promettait de m'aider, il
préparait sa phytothérapie pour moi et je suivais ses instructions 7
Certains jours, j’ai été à l’hôpital pour un test, en tant que client,
ce qui m’a guéri c’était une plus grande surprise pour moi, j’ai donc
décidé de partager ce témoignage classique avec le monde entier. Un très
grand merci au Dr. sur Comment Cyprien Luraghi éclaire l’assassinat de Maryline Planche
Bonjour, je n’ai jamais cru aux sorts ou à la magie de toute ma vie
avant de rencontrer ce grand lanceur de sorts appelé Dr. Amiso, je suis
Lucas David. C’était pour moi une grande surprise que je sois guéri du
cancer et du virus de l’herpès par un virus puissant. Dr. Amiso, c’était
comme un rêve pour moi, j’enseignais qu’ils ne guérissaient pas
l’herpès, car pendant environ six ans, j’ai dépensé tant d’argent à
l’hôpital, mais il n’ya eu aucune amélioration, et ma famille m'a laissé
tout seul. J'étais confus. Dans la vie jusqu’à ce qu’un de mes amis me
présente à ce grand homme aux herbes appelé Dr.Amiso, je le contactais
si leur aide pouvait être utile et il me promettait de m'aider, il
préparait sa phytothérapie pour moi et je suivais ses instructions 7
Certains jours, j’ai été à l’hôpital pour un test, en tant que client,
ce qui m’a guéri c’était une plus grande surprise pour moi, j’ai donc
décidé de partager ce témoignage classique avec le monde entier. Un très
grand merci au Dr. sur Procès de la démembreuse de Toulouse : le réquisitoire me convient
Bonjour, je n’ai jamais cru aux sorts ou à la magie de toute ma vie
avant de rencontrer ce grand lanceur de sorts appelé Dr. Amiso, je suis
Lucas David. C’était pour moi une grande surprise que je sois guéri du
cancer et du virus de l’herpès par un virus puissant. Dr. Amiso, c’était
comme un rêve pour moi, j’enseignais qu’ils ne guérissaient pas
l’herpès, car pendant environ six ans, j’ai dépensé tant d’argent à
l’hôpital, mais il n’ya eu aucune amélioration, et ma famille m'a laissé
tout seul. J'étais confus. Dans la vie jusqu’à ce qu’un de mes amis me
présente à ce grand homme aux herbes appelé Dr.Amiso, je le contactais
si leur aide pouvait être utile et il me promettait de m'aider, il
préparait sa phytothérapie pour moi et je suivais ses instructions 7
Certains jours, j’ai été à l’hôpital pour un test, en tant que client,
ce qui m’a guéri c’était une plus grande surprise pour moi, j’ai donc
décidé de partager ce témoignage classique avec le monde entier. Un très
grand merci au Dr. sur Cyprien Luraghi sur Twitter aujourd’hui
Bonjour, je n’ai jamais cru aux sorts ou à la magie de toute ma vie
avant de rencontrer ce grand lanceur de sorts appelé Dr. Amiso, je suis
Lucas David. C’était pour moi une grande surprise que je sois guéri du
cancer et du virus de l’herpès par un virus puissant. Dr. Amiso, c’était
comme un rêve pour moi, j’enseignais qu’ils ne guérissaient pas
l’herpès, car pendant environ six ans, j’ai dépensé tant d’argent à
l’hôpital, mais il n’ya eu aucune amélioration, et ma famille m'a laissé
tout seul. J'étais confus. Dans la vie jusqu’à ce qu’un de mes amis me
présente à ce grand homme aux herbes appelé Dr.Amiso, je le contactais
si leur aide pouvait être utile et il me promettait de m'aider, il
préparait sa phytothérapie pour moi et je suivais ses instructions 7
Certains jours, j’ai été à l’hôpital pour un test, en tant que client,
ce qui m’a guéri c’était une plus grande surprise pour moi, j’ai donc
décidé de partager ce témoignage classique avec le monde entier. Un très
grand merci au Dr. sur Au tour d’Isabelle Johanny de se faire de nouveau remarquer…
Bonjour, je n’ai jamais cru aux sorts ou à la magie de toute ma vie
avant de rencontrer ce grand lanceur de sorts appelé Dr. Amiso, je suis
Lucas David. C’était pour moi une grande surprise que je sois guéri du
cancer et du virus de l’herpès par un virus puissant. Dr. Amiso, c’était
comme un rêve pour moi, j’enseignais qu’ils ne guérissaient pas
l’herpès, car pendant environ six ans, j’ai dépensé tant d’argent à
l’hôpital, mais il n’ya eu aucune amélioration, et ma famille m'a laissé
tout seul. J'étais confus. Dans la vie jusqu’à ce qu’un de mes amis me
présente à ce grand homme aux herbes appelé Dr.Amiso, je le contactais
si leur aide pouvait être utile et il me promettait de m'aider, il
préparait sa phytothérapie pour moi et je suivais ses instructions 7
Certains jours, j’ai été à l’hôpital pour un test, en tant que client,
ce qui m’a guéri c’était une plus grande surprise pour moi, j’ai donc
décidé de partager ce témoignage classique avec le monde entier. Un très
grand merci au Dr. sur Toulouse : la meutrière nourrissait une « obsession haineuse » pour sa victime
La maladie du vih au cours des 3 dernières années et des douleurs
difficiles à manger et la toux sont des cauchemars, en particulier la
première année. À ce stade, le système immunitaire est sévèrement
affaibli et le risque de contracter des infections opportunistes est
beaucoup plus grand. Cependant, tous les séropositifs ne développeront
pas le sida. J'ai commencé à prendre des antirétroviraux pour éviter une
mort prématurée, mais je croyais en Dieu qui me guérirait un jour. En
tant que brevet pour le VIH, nous vous conseillons de prendre des
traitements antirétroviraux pour réduire nos chances de transmission du
virus à d'autres personnes, il y a quelques semaines, je suis allé à la
recherche sur Internet si je pouvais obtenir des informations sur le
traitement du VIH par la phytothérapie. Sur ma recherche, j'ai vu le
témoignage d'une personne qui avait été guérie du VIH et qui s'appelait
Achima Abelard. et un autre brevet concernant le virus de l’herpès,
Tasha Moore, qui a sur Les « cagots » du Sud-Ouest : encore des discriminations liées au quotient intellectuel ?
J'ai 15 ans. Je suis née avec le VIH, ma mère est décédée des
suites de l'infection par le VIH. Et je regrette pourquoi je n'ai jamais
rencontré le Dr Itua. Il aurait pu guérir ma mère pour moi, car en tant
que mère célibataire, c'était très difficile pour ma mère. Je suis
tombé sur le mot de guérison du Dr Itua. en ligne sur la façon dont il
guérit différentes maladies selon les races, telles que le VIH / sida,
l'herpès, le Parkison, l'asthme, l'autisme, le malaise, l'épilepsie, le
zona, l'herpès labial, l'infertilité, le syndrome de fatigue chronique,
la fibromyalgie, le sortilège d'amour, le cancer de la prostate, le
cancer de la prostate, le cancer du poumon et le cancer ., psoriasis,
Cirrhose du foie, Cataractes, Dégénérescence maculaire, Maladie des
noyaux, Mononucléose infectieuse., Maladie cardiovasculaire, Maladie du
poumon.Augmentation de la prostate, Ostéoporose.Alzheimer, psoriasis,
Trouble bipolaire, Dementia., Tach Disease, Cancer du sein Cancer
colo-rectal, Sortilège sur Vol du dossier médical de Schumacher : encore une plainte !
Le cancer colorectal, cancer du gros intestin, est le quatrième
cancer en importance en Amérique du Nord. De nombreux cas de cancer
colorectal sont associés à de faibles niveaux d'activité physique et à
une alimentation pauvre en fruits et en légumes. Les personnes ayant des
antécédents familiaux de la maladie présentent un risque plus élevé. Je
tombe avec cette maladie pendant 5 ans également avec beaucoup de peur,
parce que j'attendais la mort tous les jours de ma vie jusqu'à ce que
Mon Fils vienne me voir à l'hôpital en m'expliquant qu'il avait trouvé
un guérisseur à base de plantes Le Nigeria pour soigner mon cancer
colo-rectal, j’ai été tellement choqué par cet idéal que j’étais excité à
l’intérieur de moi.Mon fils m'a demandé de nous laisser essayer, parce
que nous avons vraiment entendu beaucoup d’escrocs prétendant guérir
tous les maladies associées aux plantes médicinales et certaines d’entre
elles ne donnent jamais un résultat positif à la fin, mais nous étions
très sur Justice, psychiatrie : pourquoi rien ne fonctionne en France
Après 5 ans de relation avec mon petit ami, il a soudainement
changé et a cessé de me contacter régulièrement. Il proposait des
excuses pour ne pas me voir tout le temps. Il a cessé de répondre à mes
appels et à mes sms et il a cessé de me voir régulièrement. J'ai ensuite
commencé à le rencontrer avec différentes amies de filles, mais à
chaque fois, il disait qu'il m'aimait et qu'il avait besoin de temps
pour réfléchir à notre relation. Mais après que j’ai contacté
(padmanlovespell@yahoo.com), Dr.Padman du temple des sorts jeté un
sortilège d’amour et après un jour, mon petit ami a commencé à me
contacter régulièrement et nous avons emménagé ensemble au bout de
quelques mois et il était plus ouvert à moi. qu’avant et il a commencé à
passer plus de temps avec moi que ses amis. Nous nous sommes finalement
mariés et nous sommes maintenant mariés avec bonheur depuis 2 ans avec
un fils. Depuis que le Dr. Padman de padmanlovespell@yahoo.com m'a aidé,
mon partenaire est très stable, fidèle sur Corruption à la maison d’arrêt de Brest : le maton n’est pas « une balance » !
L’hôpital psychiatrique Jean-Pierre-Falret fait partie de
l’institut Camille Miret basé dans le nord du Lot, sur la commune de
Leyme. Photo DDM, archives M.S.
Dans le palmarès 2016 des hôpitaux publié jeudi par l’hebdomadaire Le
Point, le centre hospitalier Jean-Pierre Falret, géré par l’institut
Camille-Miret de Leyme, se distingue en figurant dans la tête du
classement pour la prise en charge de la dépression et de la
schizophrénie. Une reconnaissance pour l’établissement lotois.
Le centre hospitalier Jean-Pierre Falret de Leyme est le seul
établissement de santé lotois qui figure dans le palmarès 2016 des
hôpitaux et cliniques de France publié jeudi par Le Point. Dans le
secteur de la psychiatrie, il fait même partie des 50 meilleurs
établissements hospitaliers publics de l’hexagone en se hissant à la 33e
place du classement pour la prise en charge des troubles dépressifs et à
la 38e place pour le traitement de la schizophrénie. Une performance
qui salue un «véritable travail d’équipe», se félicite Jean Ouitis, le
directeur général de l’institut Camille-Miret de Leyme. «Ce résultat
montre que les efforts payent. On continue notre mission de service
public et on a la preuve que, pour le département du Lot, on apporte les
réponses nécessaires dans la prise en charge de pathologies comme la
dépression et la schizophrénie. C’est aussi un remerciement pour
l’engagement de toutes les équipes d’encadrement et de soignants».
Environ 700 employés œuvrent dans tout le territoire au sein de
l’hôpital Jean-Pierre Falret, engagé dans une démarche de qualité.
L’établissement travaille sur l’accessibilité du patient avec un CMP
(centre médico-psychologique) adulte et enfant implanté dans chaque
bassin de santé du Lot, la psychiatrie de liaison mise en place avec les
urgences et les unités MCO (médecine-chirurgie-obstétrique), la
création d’unité d’hospitalisation au plus près des besoins, une unité
sur le nord du département et une autre sur le sud. L’établissement a
développé des conventions avec les autres acteurs du sanitaire, du
médico-social et du social.
Des techniques innovantes sont de plus utilisées comme par exemple la
thérapie cognitive basée sur la pleine conscience pour la prévention de
la rechute dépressive ou encore la mise en place du dispositif
Profamille, pour le soutien des proches de patients souffrants de
schizophrénie. Deux unités départementales dédiées à la réhabilitation
psychosociale du patient schizophrène (thérapie
cognitivo-comportementale, éducation à la santé, atelier du médicament…)
ont par ailleurs été créées dans le Lot.
Changement de directeur le 5 septembre
L’institut Camille-Miret basé à Leyme emploie plus de 1 100 personnes
dans tout le département (dont 700 personnes pour le centre hospitalier
psychiatrique Jean-Pierre Falret). Le directeur général de
l’établissement, Jean Ouitis s’apprête à passer la main de l’institution
qui représente l’un des plus importants employeurs du Lot. Après trois
mois de tuilage avec son successeur, le départ à la retraite de Jean
Ouitis est prévu le lundi 5 septembre. Jean-Luc Lebeuf prendra alors les
commandes du seul établissement lotois spécialisé dans la santé
mentale.
Affaire Jeffrey Epstein : un médecin légiste remet en cause la thèse du suicide
Selon lui, le corps présentait des blessures « extrêmement inhabituelles dans les suicides par pendaison ».
Le financier américain Jeffrey Epstein, sur une photo prise
par la justice criminelle new-yorkaise, le 28 mars 2017. (HANDOUT /
REUTERS)
Selon un médecin légiste engagé par le frère de Jeffrey Epstein, le financier américain ne se serait pas suicidé en prison, rapporte le New York Times,
dans un article publié mercredi 30 octobre. Le docteur Michael Baden,
qui a assisté à l’autopsie de Jeffrey Epstein, a expliqué, sur la chaîne
Fox News, que le corps présentait des blessures « extrêmement inhabituelles dans les suicides par pendaison ».
« Elles pourraient apparaître beaucoup plus souvent dans des cas d’homicide par strangulation », a-t-il poursuivi. Avant de conclure : « Je pense que des éléments indiquent qu’il s’agit d’un homicide plutôt que d’un suicide ».
L’affaire Jeffrey Epstein avait connu un coup de tonnerre, le 10
août, avec la mort du financier et figure de la jet-set américaine dans
sa cellule du Metropolitan Correctional Center, la prison fédérale de
Manhattan (New York). Début juillet, Jeffrey Epstein, 66 ans, avait été
inculpé d’agressions sexuelles et exploitation sexuelle de mineures. Il
était incarcéré en attendant d’être jugé. Une autopsie, pratiquée
quelques jours après la découverte du corps de Jeffrey Epstein, avait
alors confirmé qu’il s’était suicidé par pendaison.
Des gens du RPR et/ou très proches de ses têtes
m’affirmaient dans les années 1990 que le SAC n’avait jamais été
réellement dissout.
En fait, il n’a jamais été aussi puissant qu’après l’accès de Charles
Pasqua au Ministère de l’Intérieur, à compter de l’année 1986.
Et au moins à Brest, l’on voit toujours aujourd’hui (ou au moins
jusqu’à une époque récente) des magistrats organiser eux-mêmes des
assassinats…
Noter qu’aucun d’entre eux n’a jusqu’à présent réagi à mes
publications les concernant, et ce pour une raison très simple : ils
savent pertinemment que j’ai de quoi justifier mes dires à leur sujet.
Voilà pourquoi les pervers Pascal Edouard Cyprien Luraghi, Jean-Marc
Donnadieu et autres « déconnologues » perdent leur temps à leur
transmettre des copies de mes textes, que de toute façon ils ont déjà,
car eux aussi suivent bien tout ce que j’écris et publie…
RECIT. « Le crime a été maquillé en suicide » : 40 ans après la mort
du ministre Robert Boulin, le long combat de sa fille pour la vérité
Tout ça est très intéressant, cela confirme les contradictions du dossier. » Fabienne Boulin Burgeat semble satisfaite, lundi 28 octobre, de la « reconstitution citoyenne » organisée avec son avocate, près de quarante ans après la mort de son père, Robert Boulin.
Le 30 octobre 1979, le corps du ministre du Travail et de la
Participation de Valéry Giscard d’Estaing a été retrouvé sans vie, au
milieu de l’étang Rompu, une petite étendue d’eau située dans la forêt
de Rambouillet (Yvelines).
Avançant à pas prudents sur les feuilles jaunies par l’automne, la
fille de cet ancien résistant rappelle avec force qu’elle ne croit
toujours pas à la thèse du suicide. C’est pourtant cette version qui a
été retenue par la justice à travers un non-lieu rendu en 1991.
L’obstinée fille de ministre, âgée de 68 ans, a obtenu la réouverture du dossier en 2015, mais les choses ne vont pas assez vite à son goût. « Je tire une sonnette d’alarme pour dire que rien ne se passe au niveau de la justice. »
Confortée par les révélations des diverses enquêtes journalistiques,
Fabienne Boulin Burgeat demeure persuadée que son père a été victime de
la violence politique qui s’exerçait à l’époque. « Le crime a été maquillé en suicide », assure-t-elle. Elle est bien décidée à obtenir vérité et justice, même si cela lui demande encore quarante ans.
Des policiers examinent les lieux près de l’étang Rompu,
dans la forêt de Rambouillet (Yvelines), le 30 octobre 1979, après la
découverte du corps du ministre Robert Boulin. (MICHEL CLEMENT / AFP)
« On l’a retrouvé à genoux, asphyxié, dans 60 cm d’eau »
« Monsieur Robert Boulin est mort, le ministre du Travail s’est vraisemblablement suicidé. »
Il est un peu moins de 13 heures, mardi 30 octobre 1979, quand le
journaliste Patrick Lecocq prononce ces mots en ouverture du journal
d’Antenne 2. Rapidement, la journaliste Danièle Breem donne des
précisions : « Monsieur Boulin se serait bourré de barbituriques. Il
serait entré dans l’eau des étangs de Hollande et sans doute serait-il
tombé, car on l’a retrouvé, à genoux, asphyxié, dans 60 centimètres
d’eau. »
La version officielle de l’affaire Boulin est livrée vite, très vite. « Danièle Breem donne la version du suicide à la télévision, alors que le corps est encore sur la berge »,
ironise aujourd’hui Jean-Pierre Courtel, un ancien inspecteur de police
du SRPJ (Service régional de police judiciaire) de Versailles, présent
quand Robert Boulin a été sorti de l’eau. Cette précipitation médiatique
a pu entraîner des erreurs. Le corps a en effet été repêché dans
l’étang Rompu, et non dans les étangs de Hollande. « Par ailleurs, aucune trace de barbiturique n’a été retrouvée dans le corps de mon père »,
rappelle Fabienne Boulin Burgeat. Les analyses révèlent en revanche la
présence dans le sang du maire de Libourne (Gironde) de traces de
diazépam, le principe actif du Valium, un anxiolytique.
Fabienne Boulin Burgeat (au centre, avec des lunettes
rouges) entourée de son avocate et de divers témoins, le 28 octobre
2019, lors d’une reconstitution organisée à l’étang Rompu, dans la forêt
de Rambouillet (Yvelines). (CLEMENT PARROT / FRANCE INFO)
Au fil des semaines, le récit de la mort du ministre va s’étoffer.
Selon la thèse officielle, ce jour-là à 8h40, une brigade motocycliste
des Yvelines découvre un homme en costume, à la surface de l’étang
Rompu, en forêt de Rambouillet. Selon le rapport, le corps est à genoux
dans la position du « prieur musulman », c’est-à-dire le dos
tourné vers le ciel. Le cadavre flotte légèrement dans 50 centimètres
d’eau. Des pompiers et des gendarmes plongeurs arrivent sur les lieux.
Ils se mettent à l’eau et ramènent le corps du ministre du Travail en
exercice.
Sur la terre ferme, les gendarmes reconnaissent son visage. Ils
constatent que sa montre est toujours en état de marche. Les aiguilles
indiquent 9h09, raconte le journaliste Benoît Collombat dans son livre Un homme à abattre : Contre-enquête sur la mort de Robert Boulin (éd. Fayard, 2007).
La 305 Peugeot bleue métallisée de Robert Boulin est fermée à clé, à
quelques mètres de la berge. Un papier bristol à l’en-tête du ministère
du Travail se trouve sur le tableau de bord. Au recto, un message
manuscrit signale que les clés de la voiture sont dans la poche droite
du pantalon du ministre. Au verso, quelques mots adressés à sa famille :
« Embrassez éperduement [sic] ma femme, le seul grand amour de ma vie. Courage pour les enfants. Boby. »
Le mot laissé par Robert Boulin sur le tableau de bord de sa
voiture, découvert le 30 octobre 1979, à proximité de l’étang Rompu
(Yvelines). (ENVOYE SPECIAL / FRANCE 2)
Le style indirect pour s’adresser à sa femme et la faute
d’orthographe provoqueront plus tard le trouble dans la famille de
Robert Boulin. Mais dans l’immédiat, l’enquête ne traîne pas et le corps
est rapidement installé dans un hélicoptère, direction l’Institut
médico-légal de Paris.
Ce qui m’a étonné, c’est qu’il n’y a pas eu de constatations médico-légales faites sur le corps à sa sortie de l’eau.
Jean-Pierre Courtel, inspecteur au SRPJ de Versailles, à franceinfo
Les policiers terminent rapidement leurs investigations et concluent « à un suicide par noyade, précédé d’une forte absorption de Valium »,
selon les mots du dossier. Les légistes précisent que la mort est
intervenue dès le lundi 29 octobre, entre 17h30 et 20 heures. Le
ministre du Travail n’aurait pas supporté de voir son nom sali dans
l’affaire dite de Ramatuelle. Des révélations de presse ont en effet mis
en cause le maire de Libourne dans une affaire de transaction
immobilière irrégulière sur un terrain dans le Var. Ainsi, pour les
médias de l’époque, à l’image des journalistes de RTL, « le suicide ne fait aucun doute ».
Le cercueil du ministre Robert Boulin, le 3 novembre 1979, à Villandraut (Gironde). (REGIS DUVIGNAU / AFP)
« On nous manipule »
« A 9 heures du matin, Eric, mon mari, m’a appelée pour me dire qu’on venait de retrouver le corps de mon père, se souvient Fabienne Boulin Burgeat. Je suis en état de choc. On n’avait jamais imaginé ça. » Dans un premier temps, les enfants de Robert Boulin, contrairement à leur mère, se résignent à croire à la version du suicide. « On a été élevés dans l’idée du respect de l’Etat et toutes les autorités nous disaient que l’enquête avait été minutieuse », admet Fabienne Boulin Burgeat. Dans les semaines qui suivent, Bertrand Boulin écrit même un livre, Ma Vérité sur mon père (éd. Stock, 1980), dans lequel il imagine les derniers instants de son père : « Tu
refermes la serrure. Les clefs tombent. Il faut aller vite à l’eau, tu
tombes, tu te relèves, tu vas à l’eau, tu t’endors. »
Et puis il y a tous ces écrits attribués au ministre. Dans la
corbeille à papier de son bureau à son domicile, son gendre, Eric
Burgeat, retrouve dans la soirée du 29 octobre un morceau de papier où
Robert Boulin annonce son intention de mettre fin à ses jours. « Les visiteurs du soir l’ont sans doute placé là »,
confie-t-il aujourd’hui, en égrenant la liste des personnes venues au
domicile familial le soir où le ministre a disparu. Dans la semaine qui
suit la mort, neuf lettres postées le même jour arrivent également au
siège de plusieurs médias, chez des conseillers et des amis du ministre.
La missive commence par une simple phrase – « J’ai décidé de mettre fin à mes jours » –
elle se poursuit par une longue défense concernant l’affaire de
Ramatuelle et se termine par quelques lignes apportant un début
d’explication : « Je préfère la mort à la suspiçion [sic], encore que la vérité soit claire. »
Reproduction photographiée le 4 avril 2011 d’une lettre de
Robert Boulin envoyée au journal « Sud Ouest ». (JEAN-PIERRE MULLER /
AFP)
Dans les médias, les premiers doutes apparaissent. Le sénateur Pierre Marcilhacy publie une tribune dans Le Monde intitulée « Je n’aime pas ça ».
Tournée vers son chagrin, la famille n’entend pas encore ces voix qui
s’interrogent. Mais difficile d’ignorer les pressions qui tombent
rapidement sur les Boulin. « Achille Peretti, maire de Neuilly et membre du Conseil constitutionnel, est venu voir ma mère pour lui dire :
‘Taisez-vous ! Vous n’aimeriez pas que Bertrand [le fils Boulin]
finisse comme Robert… Si vous voulez de l’argent, j’ai le feu vert’,
raconte Fabienne Boulin Burgeat. Ma mère lui a dit : ‘Je sais tout ». Et il a répondu :
‘Alors faites sauter la République’. » La séquence, enregistrée, a même
été diffusée au journal de 20 heures de TF1, mais depuis les bandes ont
disparu.
On nous avertissait régulièrement : ‘Attention, vous êtes
sur de la nitroglycérine’. Avec toutes ces pressions, on a passé dix
ans à avoir peur.
Fabienne Boulin Burgeat, à franceinfo
En octobre 1980, la famille de Robert Boulin découvre les
photographies prises par la police scientifique, grâce à l’intervention
de leur avocat, Robert Badinter. « Quand on a vu ces photos,
l’évidence, qu’on a voulu nous cacher, est remontée au grand jour. Ce
visage de boxeur, ces hématomes… souffle Fabienne Boulin Burgeat. Tout est là pour montrer qu’on nous manipule, qu’on nous raconte des choses fausses. »
Pour autant, la famille met du temps à se tourner vers la justice. « On avait la trouille ! On nous menace, on trafique les freins de notre voiture, on nous envoie des faux agents des PTT… » explique
la fille du ministre. Finalement, en 1983, conseillés par l’avocat
Jacques Vergès, les proches de Robert Boulin déposent une plainte contre
X pour « homicide volontaire ».
Fabienne Boulin Burgeat, le 23 octobre 2019, au milieu de
ses dossiers concernant l’affaire Boulin, dans sa maison de Ramatuelle
(Var). (CLEMENT PARROT / FRANCEINFO)
« Un mensonge d’état »
« Petit à petit, on s’aperçoit que tout ça n’est qu’une fiction,
un mensonge d’Etat et que rien ne vient montrer qu’il s’agit d’un
suicide », martèle Fabienne Boulin Burgeat. Au fil de sa
contre-enquête, la fille de l’ancien ministre se forge une conviction :
son père n’a pas mis fin à ses jours. Elle s’appuie sur divers éléments
venus affaiblir la thèse du suicide. En 1988, le journaliste James
Sarazin révèle ainsi dans L’Express l’étrange emplacement des lividités cadavériques sur le cadavre de Robert Boulin.
Un acteur jouant le rôle de Robert Boulin se positionne dans
l’étang Rompu (Yvelines), le 28 octobre 2019, lors d’une reconstitution
organisée par Fabienne Boulin Burgeat. (CLEMENT PARROT / FRANCEINFO)
Quand le cœur d’un individu cesse de battre, le sang est soumis à
l’apesanteur et se dirige vers la partie basse du corps. Or, dans le
rapport d’autopsie de 1979, les médecins sont formels : « Les lividités siègent au niveau de la face postérieure du corps. » En d’autres termes, les marbrures se situent sur le dos, et non sur le ventre. « Cela veut dire que la mort a eu lieu à un autre endroit et que le corps a été déplacé », estime le médecin légiste Michel Sapanet dans l’émission « Envoyé spécial« . « Il y a là une anomalie flagrante et on est certains qu’il y a eu une action criminelle. »
Les partisans de la thèse du suicide tenteront plusieurs hypothèses
comme l’intervention d’un animal qui aurait pu retourner le corps sur
l’étang. Une « tentative pathétique d’explication », pour Fabienne Boulin Burgeat.
On voyait une bosse de buffle sur son dos. Les lividités cadavériques prouvaient qu’il était mort sur le dos.
Le médecin urgentiste qui a découvert le corps de Robert Boulin, à franceinfo
Par ailleurs, la seconde autopsie demandée par la justice après
exhumation du corps révèle plusieurs fractures sur le visage de l’ancien
ministre du général de Gaulle. « Pour nous, cela confirme qu’il a bien reçu des coups »,
estime sa fille. Cette nouvelle autopsie révèle aussi que la première
analyse de 1979 n’était pas aboutie. Sur demande du procureur de la
République, les médecins légistes n’ont pas réalisé l’examen du crâne
qui aurait pu permettre de déceler la trace de coups, officiellement sur
demande de la famille qui souhaitait préserver le corps. La famille
assure n’avoir jamais donné de telle directive.
En outre, le corps de Robert Boulin a subi des soins d’embaumement,
toujours sans l’autorisation des proches du ministre, privant la justice
de renseignements précieux. Fabienne Boulin Burgeat rappelle enfin que
de nombreux éléments du dossier se sont volatilisés, comme les
échantillons de sang du ministre ou encore ses poumons, conservés un
temps à l’Institut médico-légal de Paris. Ces derniers auraient pu
permettre d’effectuer des analyses pour confirmer ou non la mort par
noyade. « Ce sont des examens que l’on fait systématiquement pour toute personne SDF qui meurt dans l’eau », souligne-t-elle.
Enormément de choses ont disparu dans cette affaire. Il y
a quatre ans, je suis allée chercher les pièces à conviction du
dossier. Je suis arrivée avec une valise et je suis repartie avec une
petite enveloppe. Tout a disparu.
Fabienne Boulin Burgeat, à franceinfo
Concernant les lettres d’adieux attribuées à Robert Boulin, sa fille croit à une manipulation. « Ce n’est pas grand-chose pour les services secrets, c’est même rien du tout, affirme-t-elle.
Il y a bien l’ADN de mon père sur les enveloppes, mais pas sur les
lettres. Depuis le début, on dit que l’intérieur de ce courrier a été
changé. » La secrétaire de Robert Boulin au moment des faits
s’étonne d’ailleurs que cette lettre de quatre pages soit tapée sur un
vieux papier à lettre. « C’est n’importe quoi, c’est tapé sur du
papier ‘Ministère du travail’ et nous étions ‘Ministère et du Travail et
de la Participation’ », assure Armelle Montard dans « Envoyé
spécial ». Au sujet des mots manuscrits retrouvés sur les lettres, elle
assure par ailleurs que l’écriture de Robert Boulin était « facile à imiter ».
Enfin, plusieurs personnes, comme l’ancien Premier ministre Raymond
Barre, ont raconté avoir été mis au courant au milieu de la nuit de la
mort du ministre, bien avant l’heure officielle de découverte du corps.
Malgré toutes ces incohérences, de nombreuses personnes croient encore à
la thèse du suicide. Son ancien collaborateur Luc La Fay évoque dans L’Express l’état de nervosité du ministre le jour de sa disparition. « Il se tenait debout devant son bureau, très agité, et il a eu une sorte de crise de nerfs, affirme-t-il. Avec le recul, je pense qu’il avait déjà pris la décision de se tuer. » Pour Maxime Delsol, l’ancien garde du corps de Robert Boulin, il n’y a même pas débat. « Le ministre s’est suicidé, un point c’est tout, et tout le reste n’est que marketing pour vendre du papier », assure-t-il dans Sud Ouest.
La thèse de l’assassinat politique est une construction
intellectuelle. Elle se nourrit certes des insuffisances et des
incohérences de l’enquête.
Maxime Delsol, ancien garde du corps de Robert Boulin, à « Sud Ouest »
« Dans ce dossier, selon moi, il y a des personnes qui ont systématiquement menti, dont Max Delsol et Patrice Blank [conseiller presse du ministre]« , s’agace de son côté Fabienne Boulin Burgeat. « Et
ce sont les deux noms que cite la magistrate dans son ordonnance de
non-lieu de 1991 pour dire que Robert Boulin était très déprimé. »
En 1992, le non-lieu concernant la plainte pour homicide de la famille
Boulin est confirmée par la Cour d’appel puis par la Cour de cassation. « C’était difficile car j’y ai cru, se souvient Fabienne Boulin Burgeat. On retrouvait cette chape de plomb. » Elle n’abandonne pas pour autant et tente de comprendre ce qui a pu entraîner la mort de son père.
De droite à gauche : le ministre du Travail, Robert Boulin,
le ministre de la Justice, Alain Peyrefitte, et le ministre de
l’Intérieur, Christian Bonnet, le 4 juillet 1978, à Matignon (Paris).
(PAVUNIC / AFP)
« La vie d’un homme ne pèse pas face à l’ambition du pouvoir »
Pour tenter de trouver un sens à cette histoire, il faut se remémorer
le contexte politique de la fin des années 1970, mélange des séries Baron noir et House of Cards.
Dans ces années-là, la droite se déchire. Le RPR (Rassemblement pour la
République) de Jacques Chirac mène une guerre ouverte au gouvernement
de Raymond Barre et à l’UDF (Union pour la démocratie française) de
Valéry Giscard d’Estaing. Les appétits présidentiels du maire de Paris
ne sont pas étrangers à ce conflit. Les ministres RPR, dont Robert
Boulin fait partie, deviennent alors un enjeu stratégique. VGE envisage
même de faire du maire de Libourne son prochain Premier ministre.
Giscard avait eu le nez de sentir que s’il plaçait Boulin à Matignon, il coupait l’herbe sous le pied de Chirac.
Eric Burgeat, gendre et collaborateur de Robert Boulin, à franceinfo
Dans ce contexte, l’affaire de Ramatuelle arrive sur le bureau des rédactions parisiennes. Trois articles sortent dans Minute, Le Canard enchaîné et Le Monde.
Il est reproché au ministre d’avoir acheté en 1974 un terrain dans le
Var à un escroc, Henri Tournet, alors même qu’une parcelle de ce terrain
avait déjà été vendu à des promoteurs normands. « J’ai acheté en
1974 un terrain dans la presqu’île de Ramatuelle par acte authentique
devant notaire… et puis mon affaire est terminée », assure Robert Boulin devant le club de la presse d’Europe 1, le 21 octobre 1979, peu avant sa mort. Le ministre a beau se défendre, le poison du soupçon se répand.
La maison des Boulin à Ramatuelle (Var), le 23 octobre 2019. (CLEMENT PARROT / FRANCEINFO)
Aujourd’hui encore, Fabienne Boulin Burgeat est persuadée que cette
affaire a été instrumentalisée par certains cadres du RPR. Bernard Pons,
à l’époque secrétaire général du parti, confirme que les coups venaient
de partout : « Toutes les turpitudes qu’il a rencontrées, cela venait autant de ses ennemis politiques que de ses amis. J’en ai été témoin. »
Pour ce dernier, Robert Boulin a été tué. Selon sa fille, le ministre
du Travail se serait mis en danger lors de son interview sur Europe 1,
avec une phrase qui aurait pu être interprétée comme un avertissement. « J’ai
l’âme et la conscience tranquille et j’ai été exemplaire. Et peut-être
plus que vous ne le pensez, parce qu’il y a des choses que je ne peux
pas dire ici. »
« Il est mort à cause de cette menace », estime aussi la secrétaire de Robert Boulin dans « Envoyé spécial ». « Mon père disait à ma mère : ‘Ce sont des assassins, ils nous tueront tous. Cette histoire finira mal.’ Mais il ne voulait pas se laisser faire »,
se souvient Fabienne Boulin Burgeat. Selon elle, son père aurait pu
révéler des affaires gênantes, notamment sur le financement des partis
politiques. Le jour de sa disparition, l’ancien résistant aurait sorti
des dossiers du coffre-fort de son bureau, rappelle sa fille. Son frère
Bertrand affirmera, en 1984, avoir vu les noms de certaines de ces
chemises confidentielles : « Groupe Dassault Fonds publics alloués ;
Elf Aquitaine Transactions ; Sécurité sociale Détournements ; Arabie
saoudite Avions et dons. »
Il savait qu’il avait en face des gens sans scrupule et que la vie d’un homme ne pèse pas face à l’ambition du pouvoir.
Fabienne Boulin Burgeat, à franceinfo
La fille du ministre raconte également les avertissements reçus par
son père par plusieurs « amis ». Jacques Douté, un ami restaurateur,
affirme avoir entendu le ministre de la Justice de l’époque, Alain
Peyrefitte, conseiller à son collègue : « Reste tranquille, retire tes projets, parce que ‘le grand’ est prêt à tout. » Jacques Douté assure également à Rue89 avoir reçu une confidence inquiétante de son ami trois jours avant sa mort : « Le RPR et le SAC [Service d'action civique] ont reçu des ordres pour m’assassiner. »
Ce témoignage va dans le sens de celui de l’ancien ministre Jean
Charbonnel qui assure, sur France Inter, que, selon lui, l’affaire
Boulin est « un règlement de comptes politique ». Il affirme
avoir recueilli les confidences d’un des fondateurs du SAC, Alexandre
Sanguinetti, concernant les deux commanditaires de l’assassinat. Les
noms de ces derniers ont été remis à la justice par la femme de Jean
Charbonnel, après la mort de son mari.
Le SAC, police parallèle du mouvement gaulliste, n’est pas réputé à
l’époque pour sa finesse. L’association est d’ailleurs dissoute après la
tuerie d’Auriol en 1981, lors de laquelle six personnes d’une même
famille sont assassinées par sa section locale de Marseille. C’est
d’ailleurs un ancien barbouze du SAC qui livrera le témoignage le plus
troublant sur l’affaire Boulin en 1988. Hermann Stromberg assure à L’Humanité avoir vu le ministre s’enfoncer avec des hommes dans un sous-bois de la forêt de Rambouillet pour négocier un dossier. « Ne le voyant pas revenir, nous sommes allés à sa rencontre. Il gisait, mort, au pied d’un talus. »
Un acteur reproduit la position du cadavre de Robert Boulin
après avoir été sorti de l’eau, le 28 octobre 2019, sur les berges de
l’étang Rompu (Yvelines). (CLEMENT PARROT / FRANCEINFO)
« Ils veulent que je meure »
Dans la propriété familiale de Ramatuelle, celle-là même qui s’est
retrouvée au cœur de l’affaire Boulin quarante ans plus tôt, Fabienne
Boulin Burgeat montre l’impressionnante pile de dossiers consacrée au
combat de sa vie. Accompagnée de son mari, de ses enfants et de son
chien Mancha (en référence à Don Quichotte), la fille de l’ancien
ministre du Travail refuse de se laisser aller au découragement et
espère toujours obtenir la vérité. « C’est un combat citoyen. Je ne peux pas accepter que mon pays dysfonctionne aussi gravement. » Elle a publié un livre en 2011, Le dormeur du Val, pour raconter sa version de l’histoire. Et en 2015, elle obtient la réouverture du dossier, après avoir porté plainte pour « arrestation, enlèvement et séquestration suivis de mort ou assassinat ».
Après quarante ans, le dossier n’est toujours pas fermé, donc ça au moins c’est une belle victoire, au moins on a celle-là.
Fabienne Boulin Burgeat, à franceinfo
Elle avoue que toutes ces années ont laissé des traces, entre les
pressions subies, le sentiment d’isolement, la difficulté pour protéger
ses trois enfants. Mais elle ne lâche rien. Elle a continué, même après
la mort de son frère et de sa mère en quelques mois en 2002.
Aujourd’hui, elle s’exaspère de ne pas voir la justice avancer plus
rapidement. « Ils veulent absolument que tout le monde meure, que je meure, voilà comment cette affaire d’Etat sera enterrée »,
souffle-t-elle. Pour secouer l’institution judiciaire, elle a donc
décidé d’organiser une reconstitution en présence de témoins de l’époque
et de quelques journalistes. « Cette reconstitution sert à montrer à
la justice que, quarante ans après, il ne faut plus attendre parce que
les témoins encore vivants peuvent permettre d’expliquer que la thèse
officielle est inepte », explique-t-elle.
Fabienne Boulin Burgeat près de l’étang Rompu, le 28 octobre 2019, lors d’une reconstitution. (CLEMENT PARROT / FRANCEINFO)
Fabienne Boulin Burgeat espère voir les langues se délier avec le
temps. Elle est parvenue à recueillir au fil des années de nouveaux
témoignages, comme celui du médecin urgentiste qui a rejoint les deux
gendarmes à l’étang Rompu peu avant 9 heures le jour de la découverte du
corps. « Il était là. Il avait la bouche hors de l’eau. La face, le nez, l’œil… Il était tout sanguinolent », raconte lors de la reconstitution ce médecin qui a immédiatement pensé à un règlement de comptes. « La
position du corps n’était pas une position naturelle pour un mort. On
aurait dit qu’il avait été transporté dans une malle. Et puis un noyé,
il coule, il ne flotte pas. »
Ce médecin urgentiste, aujourd’hui âgé de 69 ans, se dit sûr de lui
quand il indique l’endroit où il a aperçu le corps il y a quarante ans.
Problème : l’autre témoin présent lors de la reconstitution, l’ancien
inspecteur de police du SRPJ de Versailles, Jean-Pierre Courtel
(aujourd’hui âgé de 76 ans), arrivé sur les lieux vers 9h10 le 30
octobre 1979, a une autre version. Les témoignages divergent sur
l’emplacement de la voiture et surtout sur l’endroit où le corps a été
retrouvé. « Nous avons un problème sur l’emplacement du corps, constate Marie Dosé, l’avocate de Fabienne Boulin Burgeat. Peut-être a-t-il été déplacé pour des raisons logistiques ? Par exemple, pour l’approcher de l’ambulance ? » Au-delà des hypothèses, que le temps n’a toujours pas permis de trancher, l’avocate préfère retenir une chose : « Je constate surtout qu’il est invraisemblable de se suicider ici et de cette façon. » Quarante ans après, la famille Boulin attend toujours la vérité.